Lam-vres


Lam-vre : Mot inventé par contraction de ‘Lampe’ et ‘Livre’ (Lampe-Livre),
deux objets qui peuvent séparément être ‘de chevet’ et qui se réunissent enfin pour ne former qu’une seule entité.

Si la destruction volontaire des livres est souvent associée aux heures sombres de l’humanité (« Là où l’on brûle les livres, on finit par brûler des hommes. » [Heinrich Heine]), leur oubli au fond d’un meuble ou d’un grenier peut être perçu comme un abandon, un gâchis, un affront ou une insulte.

Donner une seconde vie aux vieux livres oubliés, même au prix de les réduire au statut de chose dénuée de sens, c’est rendre hommage à la fois :

  • à l’objet, héritier de techniques inventées par Gutenberg,
  • à son contenu, élaboré par l’auteur pour être partagé,
  • à nos aînés, qui se sont alimentés de cette lecture.

Et le statut de ‘chose dénuée de sens’, dont les lam-vres pourraient souffrir, disparaît sitôt que l’on se dit :


Par cet objet, l’Homme a offert et reçu plusieurs fois la lumière.